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Ian Fleming, l’espion britannique

Casino RoyalQuantum of SolaceSkyfall… les trois derniers James Bond avec Daniel Craig ont rencontré un succès considérable, notamment le dernier primé avec la chanson d’Adèle.. L’actualité nous apprend que le prochain opus sera réalisé par Sam Mendes avec de nouveau Daniel Craig dans le rôle-titre. Les négociations ont été longues et compliquées. L’acteur, qui a signé pour 5 films du genre entamera donc avec Same Mendès son 4eme tournage dans la peau du célèbre agent. Une collaboration qui a déjà fait ses preuves et qui va ainsi mettre fin à toutes les spéculations ! En tournage début 2014, le film ne devrait pas sortir avant 2015. il était intéressant de s’arrêter sur un personnage hors du commun père d’un héros de livres et fils mythique : Sir Ian Fleming.

 Il n’est pas une personne au monde qui n’ait entendu parler de Ian Fleming ou tout du moins de James Bond, le héros de ses romans. Ce que l’on sait moins, c’est qu’avant d’être un auteur à succès, Ian Fleming a lui-même fait partie des services secrets britanniques. Une expérience qui lui a visiblement donné des idées.

Journaliste puis Agent de change, Ian fleming, c’est un drôle de destin

Né à Londres en 1908, Ian Lancaster Fleming suit à Eton et à l’académie militaire de Sandhurst  – les plus prestigieux collèges anglais – une brillante scolarité. Très doué pour les langues, il est envoyé en Autriche pour y apprendre l’allemand et, bizarrement, à Genève pour y parfaire sa maitrise de la langue de Molière. De retour à Londres, Fleming se fait engager, grâce à l’entregent de sa mère, au sein de la prestigieuse agence de presse Reuters. Son intelligence et sa plume y font des miracles.

Mais Ian Fleming n’a que peu d’intérêt pour la profession de journaliste. Aussi, lorsque ses patrons lui proposent, en 1933, de partir à Shanghai pour y prendre la direction de l’antenne locale, celui-ci décline la proposition. Il prend un virage à cent quatre-vingt degrés en se lançant dans une carrière bancaire.

On ne sait comment, il parvient à se faire engager par l’une des grandes banques de la City comme agent de change. Mais à nouveau, Fleming s’ennuie. Les chiffres ne l’intéressent pas plus que les dépêches. Il n’a toujours pas trouvé sa vocation.

Par chance, John Godfrey, le directeur du British Departement of Naval Intelligence, le service de renseignement de la Royal Navy, se penche sur son curriculum vitae. Il a besoin d’hommes maîtrisant les principales langues européennes. Fleming en fait partie. Sans mal, il parvient à le débaucher et l’engage comme assistant. Là, Fleming fait le bonheur de ses supérieurs. Il navigue au sein des services secrets comme un poisson dans l’eau. Il prend très vite du galon. Entré lieutenant en 1939, il obtient le grade de commandant dès les premiers mois de l’année 1942.

Ian Fleming, un héros britannique

Il faut dire que Fleming développe pour son service des projets ambitieux. Il planifie l’opération « Sans Pitié » destinée à voler aux Allemands les fameux codesEnigma qui font la force de la Kriegsmarine. Malheureusement pour lui et pour l’Alliance, ce projet ne sera jamais mis en pratique pour de nombreuses raisons. Mais cette histoire fait de Fleming un agent très spécial. Pour toutes ces raisons, il est alors intégré au sein d’une formation d’agent de terrain qui parachève son apprentissage du monde des services secrets.

En 1945, Ian Fleming profite alors de la fin de la guerre pour retourner à la vie civile. Fort de son expérience, il prend enfin la plume et donne vie à James Bond, son personnage fétiche. Entre 1953, année de la parution de Casino Royale, le premier de ses romans, jusqu’à 1963 l’année de sa mort, il publie pas moins de treize opus des aventures de l’agent 007. Pourtant, il lui faudra attendre 1961 et que le président Kennedy avoue lors d’une interview aimer par-dessus tout l’œuvre de Fleming, pour connaître enfin le succès.

Au final, Ian Fleming, l’ancien agent secret de Sa Majesté, inspiré par sa propre expérience, aura donné vie à James Bond, l’agent secret le plus connu du monde. Adapté maintes et maintes fois au cinéma (Sean Connery, George Lazenby, Roger Moore, Timothy Dalton, Pierce Brosman, Daniel Craig l’incarnèrent), ses livres d’espionnage sont depuis une quarantaine d’années de véritables best-sellers… même s’ils donnent du monde du renseignement une vision pour le moins simpliste. Les chiffres qui concernent ce héros si smart sont incroyables. On a tiré 4 662 balles sur 007 ; 51 plantureuses jeunes femmes succombent au charme de James en 22 films ; le rapport bénéfice sur investissement depuis le lancement de la série de fils est de 60 pour 1 ; James a tué directement en combat 220 personnes en 22 opus ; les recettes cumulées de tous les films sont officiellement de 4 388 000 000 $. Sir Ian Fleming ne pouvait imaginer un tel succès.