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PRÉSENTATION

Agassi, Andre , joueur de tennis américain, vainqueur de 60 tournois (dont 8 du Grand Chelem) et classé numéro un mondial à plusieurs reprises entre 1995 et 1999.
Joueur populaire, Andre Agassi a contribué, dès la fin des années 1980, à l’évolution technique et stylistique du tennis (un jeu toujours plus physique, des coups toujours plus puissants), devenu, notamment grâce à lui, l’un des sports les plus médiatiques.

LES ANNÉES DE FORMATION ET LES PREMIÈRES VICTOIRES

Né à Las Vegas (Nevada), formé par Nick Bollettieri en Floride (à l’instar de Jim Courier, avec lequel il partage d’ailleurs les mêmes qualités d’attaquant de fond de court), Andre Agassi passe en quelques semaines de la 25e à la 3e place du classement ATP, en 1988. Il dispute sa première finale d’un tournoi du Grand Chelem aux Internationaux de France en 1990, avant de remporter les Masters à Francfort (Allemagne). Vainqueur avec les États-Unis de la Coupe Davis en 1990 et en 1992, il triomphe cette même année aux Internationaux de Grande-Bretagne, qu’il n’avait pas disputés pendant trois saisons en raison d’un désaccord avec les organisateurs à propos de ses tenues jugées inconvenantes ; en outre, compte tenu de son style de jeu particulièrement efficace sur des surfaces plus lentes que le gazon, cette victoire à Wimbledon constitue une surprise.

UN JOUEUR SURDOUÉ ET IMPRÉVISIBLE

La carrière en dents de scie de cet iconoclaste courtisé par les médias et les publicitaires, perturbée par des blessures, rebondit en 1994 : il remporte en effet les Internationaux des États-Unis sans en avoir été tête de série, puis s’impose en 1995 aux Internationaux d’Australie face à Pete Sampras, qui le domine toutefois lors d’une finale particulièrement disputée à l’US Open de la même année. Cette défaite est vécue comme un traumatisme pour le kid (« gamin ») de Las Vegas, comme il est parfois surnommé, et constitue un tournant décisif dans sa carrière, car elle exacerbe sa volonté farouche de persévérer malgré les difficultés et les revers. Après un début de saison médiocre, il remporte ainsi la médaille d’or aux jeux Olympiques d’Atlanta en 1996.

APRÈS LE DOUTE, LE RENOUVEAU

Classé au-delà de la 100e place mondiale en 1998, Andre Agassi remonte progressivement vers le sommet de la hiérarchie du tennis mondial et remporte en 1999 les Internationaux de France, réalisant ainsi une performance unique dans l’histoire de ce sport, à savoir remporter les 4 tournois du Grand Chelem sur 4 surfaces différentes. De nouveau mis en échec par Pete Sampras aux Internationaux de Grande-Bretagne en 1999, il s’adjuge cependant les 2 tournois suivants du Grand Chelem et termine l’année en incontestable leader du tennis mondial.
Quasiment invincible pendant plusieurs mois, « terreur » du circuit professionnel, Andre Agassi connaît une saison 2000 plus difficile (en raison notamment de blessures et de problèmes personnels) et doit céder sa place de numéro un mondial. Sa prestation lors des Masters de Lisbonne (Portugal) en décembre 2000 (finaliste battu par le Brésilien Gustavo Kuerten) compense toutefois ce manque de résultats probants.

LA MATURITÉ

Quelques semaines plus tard, en janvier 2001, il remporte les Internationaux d’Australie aux dépens du Français Arnaud Clément et devient le deuxième joueur en activité le plus titré dans les épreuves du Grand Chelem après Pete Sampras (14 victoires, record absolu). Vainqueur par la suite à Indian Wells et Miami aux États-Unis (deux Masters Series, épreuves les plus importantes de l’année après les tournois du Grand Chelem), Andre Agassi termine la saison 2001 à la 3e place mondiale.
Il ne participe cependant pas au premier tournoi du Grand Chelem de la saison 2002 en Australie ; il atteint les quarts de finale du tournoi de Roland-Garros, est éliminé prématurément des Internationaux de Grande-Bretagne et subit la domination de Pete Sampras en finale de l’US Open. Lauréat de trois Masters Series — Miami, Rome et Madrid —, il termine l’année à la 2e place de la hiérarchie mondiale.

Malgré la concurrence de joueurs plus jeunes tels que l’Australien Lleyton Hewitt, le Russe Marat Safin, le Suisse Roger Federer ou l’Américain Andy Roddick, Andre Agassi entame la saison 2003 par un 8e succès en Grand Chelem aux Internationaux d’Australie, puis il enchaîne par une 6e victoire au tournoi de Miami (le 16e Masters Series de sa carrière) avant d’assister au départ à la retraite de son rival « historique » Pete Sampras à l’occasion des Internationaux des États-Unis. Les saisons suivantes sont principalement marquées par une blessure récurrente au dos, qui l’empêche d’évoluer à son meilleur niveau. Finaliste de l’US Open en 2005, Andre Agassi prend sa retraite sportive l’année suivante, après une 21e participation consécutive aux Internationaux des États-Unis.